2011年5月10日

International - Syrie - l'armée envoie des renforts à Deraa

Sur cette image tirée d'une vidéo réalisée par un groupe syrien de défense des droits de l'homme, un homme lance un projectile sur un char, à Deraa.

Sur cette image tirée d'une vidéo réalisée par un groupe syrien de défense des droits de l'homme, un homme lance un projectile sur un char, à Deraa.
Crédits photo : Sham News Network/AP

Ils dénoncent les pratiques des services de sécurité ?contraires à toutes les valeurs humaines et aux slogans du parti? au pouvoir. Les pays du Conseil de sécurité ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur une déclaration condamnant la répression sanglante.

• Des membres du parti Baas syrien démissionnent

Plus de 230 membres du parti Baas, au pouvoir en Syrie, ont démissionné pour protester contre les violences perpétrées dans le pays. Ils dénoncent notamment ?les agressions? perpétrées contre les habitants de Ba?da et le comportement des services de sécurité et des Shabbiha (partisans du régime) ?qui incite au confessionnalisme et suscite des sentiments d'hostilité entre les habitants du pays?, sentiments contraires aux valeurs du parti. Le mouvement a été initié par une trentaine de membres, suivis dans la soirée par 203 autres.
Le communiqué dénonce aussi la manière dont ?les médias (syriens) parlent des manifestants tués, blessés ou torturés en les traitant de gangs criminels armés?. ?Les services de sécurité ont démoli les valeurs sur lesquelles nous avons grandi. Nous dénon?ons et condamnons tout ce qui s'est passé et annon?ons sans regret notre retrait du parti?, ajoute le texte.

• Pas d'accord au Conseil de sécurité pour une condamnation

Les quinze pays du Conseil de sécurité de l'ONU ne sont pas parvenus à se mettre d'accord mercredi sur une déclaration commune pour condamner la répression sanglante en Syrie, ont indiqué des diplomates. La Russie et la Chine ont bloqué une déclaration proposée par la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et le Portugal qui condamnait l'intervention de l'armée et les tirs à balles réelles sur des manifestants en Syrie, selon ces diplomates.
Le projet de déclaration que la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et le Portugal ont fait circuler depuis lundi au sein du Conseil de sécurité ?condamne la violence et lance un appel à la retenue?, a indiqué un diplomate. Les pays cités y apportent leur soutien à l'appel lancé vendredi dernier par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon pour que soit menée une enquête ?transparente? après la mort de centaines de manifestants. Ils y prennent note également de l'initiative du président Bachar al-Assad de lever l'état d'urgence en vigueur depuis cinquante ans dans le pays et soulignent l'importance de la Syrie pour la stabilité au Moyen-Orient.
Le Liban, membre non-permanent de l'ONU pour la période 2010-2011, a fait savoir qu'il ne soutiendra pas cet appel. Le sujet est bien trop sensible au pays du Cèdre, divisé entre les pro-syriens, menés par le Hezbollah chiite, et les opposants, emmenés par le premier ministre Saad Hariri.

• Les ambassadeurs syriens de cinq pays européens convoqués

L'ambassadeur de Syrie en France, Lamia Shakkour, a été convoqué mercredi au ministère des Affaires étrangères pour se voir notamment signifier la condamnation par Paris ?de l'escalade de la répression? dans son pays. ?Nous voulons lui rappeler, notre demande de voir cesser sans délai le recours à la force contre la population et notre demande de libération de tous les détenus politiques?, a indiqué Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay. Cette convocation s'inscrit ?dans le cadre d'une démarche coordonnée avec le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie? qui ont également demandé à recevoir l'ambassadeur de Syrie dans leur pays respectif, a-t-il précisé.
Mardi, Nicolas Sarkozy avait trouvé ?inacceptable? la situation syrienne mais il avait exclu une intervention militaire sans une résolution préalable du Conseil de Sécurité de l'ONU, ?qui n'est pas facile à obtenir?. ?Il ne peut pas y avoir deux poids, deux mesures. Nous sommes aux c?tés des peuples arabes dans leurs aspirations à la liberté?, a-t-il commenté, notant qu'il s'agit d'un ?choix historique?.

• Des renforts de l'armée à Deraa, Damas rejette une enquête

Des tirs étaient toujours entendus par intermittence mercredi à Deraa, dans le sud du pays, où plus de 30 personnes avaient été tuées lundi et mardi, après l'entrée dans la ville de l'armée, appuyée par des chars et blindés, pour mater la contestation. Les tirs visaient en particulier des réservoirs d'eau, a indiqué un militant des droits de l'homme, Abdallah Abazid. ?Les autorités mènent une campagne pour nous affamer et nous priver d'eau?, a-t-il dit.


à Douma, à 15 km au nord de Damas, un témoin a également fait état mardi d'un déploiement ?dans tous les quartiers? d'agents des forces de sécurité qui ?contr?lent l'identité des gens dans les rues?.
L'Organisation syrienne des droits de l'homme (Sawassiya) a fait état mardi d'?au moins 400 personnes? tuées par les forces de sécurité depuis le déclenchement de la ?révolution?.
Parallèlement, l'ambassadeur de Syrie Bachar Jaafari a rejeté toute idée d'enquête internationale. ?Nous allons mener l'enquête nous-mêmes, en toute transparence, nous n'avons rien à cacher?, a-t-il dit. ?Nous regrettons ce qui se passe, mais vous devez convenir que ces troubles et ces émeutes, dans certains de leurs aspects, masquent des intentions cachées?, a-t-il dit, jugeant que leur but était de ?déstabiliser la Syrie?.

• Possibles sanctions de l'Union européenne

Les gouvernements de l'Union européenne se réuniront vendredi pour discuter de la possibilité d'imposer des sanctions contre la Syrie, a dit un porte-parole de la Commission européenne, mercredi. ?Toutes les options sont sur la table?, a -t-il déclaré à la presse Michael Mann.
Si les Vingt-sept se mettent d'accord, les sanctions pourraient commencer par un gel des avoirs syriens et une restriction sur les déplacements des représentants et diplomates de ce pays.

• La Ligue arabe condamne les violences

Les 22 membres de la Ligue arabe ont adressé mardi un communiqué exhortant ?les régimes et gouvernements arabes à s'engager dans des réformes et les accélérer, en cessant immédiatement de recourir à la force contre des manifestants et à épargner le sang de leurs propres citoyens.? Si l'organisation ne montre du doigt aucun pays en particulier, elle souligne que les révolutions en Tunisie et en Egypte et les révoltes en Syrie, en Libye et au Yémen sont annonciatrices ?d'une nouvelle ère arabe conduite par des jeunes en quête d'un meilleur présent et d'un avenir plus brillant.? La Ligue arabe a également convoqué une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des 22 pays membres le 8 mai.
(Avec AFP, AP et Reuters)

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